Blaise Cendrars

Prose du Transsibérien
et de la petite Jehanne de France

suivie de

J'ai tué

Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France (1913).

       En 1913, avec la Prose du Transsibérien, Cendrars fait entrer la poésie dans ce qui sera la modernité du XXème siècle. Avec une liberté que l'on n'avait encore jamais vue, jamais lue, il met en pièce tous les classements, tous les rangements qui l'emprisonnaient jusqu'alors.


       Ce poème, en effet, n'est pas qu'un texte, c'est aussi  un tableau : il paraît sous la forme d'une bande de papier de deux mètres de long couverte de couleurs vives : texte de Blaise Cendrars, couleurs simultanées de Sonia De­launay ! La première édition tirée à 150 exemplaires a donc la longueur de la tour Eiffel. Eclatement de la page et du livre traditionnel à l'image de l'écla­tement ou plutôt de l'étirement de l'espace parcouru par le Transsibérien. Il en naît une nouvelle poésie. Ce poème, comme le train, est une grande ma­chine de langage rythmé qui emporte à toute vapeur, pensées et sentiments, visions et sensations. Tout se juxtapose, se superpose, s'entrechoque : les souvenirs d'enfance, les nouvelles de la guerre russo-japonaise, et les ré­flexions sur la poésie, l'amour de la petite Jeanne, la peur du futur, et la célé­bration de Paris...


       Poème inaugural, poème torrentiel, il est un peu à l'image d'une époque qui s'ouvre avec l'enthousiasme de la jeunesse à un avenir dont elle ne sait rien, mais dont elle pressent à la fois, secrètement, les merveilles et l'horreur.

               




Distribution :
Louis Rama, lecteur,
Vincent Bauza, contrebasse.
Camille Vivante, metteur en scène.


J'ai tué (1918).

     En 1914, Cendrars, citoyen Suisse refuse de rester dans la neutralité. Avec d'autres artistes étrangers il s'engage dans la Légion étrangère et combat dans des conditions effroyables. Le 28 septembre 1915 il a le bras droit arraché par un obus…


     J'ai tué est un des tout premiers textes qu'il parvient à écrire, de la main gauche, une fois sorti de l'enfer. En quelques pages stupéfiantes il y décrit à la fois la paradoxale beauté de la guerre, mais surtout son horreur, sa démence et son absurdité. Ces pages ont été publiées en 1918 avec une couverture de Fernand Léger.

  


 






Dernière modification le 30/11/2013


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