Charles-Ferdinand RAMUZ  

(1878 - 1947)
Le Cirque 

NRF 1931.

Un écrivain mal connu

Ramuz n’est pas connu du grand public en France. C’est pourtant un des plus grands créateurs de langue française au XXème siècle. Son contemporain Céline, qui avait pourtant la dent dure et avait tendance à se considérer comme le seul rénovateur de la littérature française de son temps ne reconnaissait le titre d’écrivain digne de ce nom qu’au seul Ramuz.

Son handicap est d’être Suisse, Valaisan. Et donc marginal aux yeux des critiques parisiens de l’entre deux guerres. On le classa vite parmi les « écrivains régionalistes », sans aller y voir de plus près. Certes, les écrivains suisses de langue française le reconnurent tout de suite comme leur maître, il devint un passage obligé de l’enseignement du français dans les écoles helvétiques, et deux de ses romans, La Grande peur dans la montagne et Derborence surnagèrent et trouvèrent un large public même en France.

Créateur d’une langue et d’un monde
Pourtant des critiques courageux, au lieu de lui reprocher ce que certains appelaient ses gaucheries ou ses fautes de grammaire allèrent y voir de plus près et montrèrent comment cet homme acharné et bougon comme un vigneron du pays de Vaux avait inventé une langue-regard, une langue sensuelle, elliptique et rythmée comme le souffle d’un marcheur, plus cinématographique qu’aucune autre, et plus incarnée et vivante que le français académique de Paris, si facilement abstrait et superficiel. Il avait su faire du handicap de son origine un atout, de sa marginalité une richesse. Pour faire entrer son monde en littérature française, il avait dû travailler la langue, la prendre à bras le corps, la surprendre, se l’approprier, faire pour son propre compte ce que Céline faisait avec le français parlé ou ce que feront les écrivains des Caraïbes avec le créole.



Le Cirque
C’est une brève nouvelle, très peu connue mais qui contient à la perfection tout le monde et toute la langue, la manière de Ramuz. C’est un récit populaire et un conte philosophique sur le rôle de l’artiste, porteur de sens et d’idéal : dans une petite ville, toute une population s’ennuie. Pour tromper cet ennui, l’usage est de  faire un tour, le soir, dans la rue principale avant d’aller se coucher. Mais un jour, dans ce monde de la séparation et de la grise répétition, surviennent la musique et les couleurs d’un cirque. Avec ses rythmes, ses images exotiques et sa vedette, Miss Anabella, la danseuse de corde… Chacun est alors emporté dans un autre monde, celui du rêve, de l’union, du partage, et de la joie.




Distribution :
Lecture, Louis Rama
Musique, Léa Lachat, à l’ accordéon.








Dernière modification le 30/11/2013


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à jour le 16/12/2017




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