Jeudi 20 mars à 18h 30 - La Charité. (DAC)

Eiji Yoshikawa (1892-1962)
La Pierre et le sabre
(Ed Balland 1983)


 

     


Un roman historique
Mais c’est aussi comme Les Misérables ou Guerre et Paix un roman historique. Yoshikawa en effet fait dé- marrer son roman en 1600, à la bataille de Sekigahara, (date aussi célèbre au japon que chez nous 732,1515, ou 1789 ! ). C’est une date décisive de l’histoire du Japon. Cette bataille mit fin à de longues et coûteuses luttes féodales et permit l’unification du pays sous l’au- torité des Tokugawa. Commence alors une période de crise, mais aussi de mutation, de renouveau. L’arrivée soudaine de la paix apporte au Japon développement et prospérité. Mais elle remet complètement en cause le statut prestigieux des samouraïs qui étaient des guerriers professionnels. Certains deviendront des brigands vivant de la brutalité de leur sabre, d’autres se mettront au service de l’Etat naissant, d’autres encore feront de leur métier une voie de sagesse.
  

Le roman d’une métamorphose culturelle
Ce qui se passe alors au Japon peut être comparé à ce qui s’est passé en occident avec la naissance de la chevalerie et de certains ordres de moines soldats. Pour certains samouraïs, l’entraînement guerrier devient discipline intérieure. Après avoir exalté l’habi- leté et la force pour le combat à mort, ils gardent le culte de l’entraînement physique et de la maîtrise de soi, parce qu’il les rend attentifs, disponibles à l’événe- ment, quel qu’il soit, dans l’instant même où il a lieu.

Le nouvel ordre social et culturel met ainsi à jour d’im- menses énergies soudain disponibles pour d’autres champs, d’autres activités, d’autres fins. L’absolu de la quête du Samouraï devient un modèle collectif. Il va pouvoir se réinvestir dans la recherche de l’excellence dans quantité d’autres domaines : l’architecture des temples et des maisons, le soin apporté à la culture des plantes,  la recherche de la forme parfaite d’une poterie, la finesse du tissage d’une soie ou la coupe exacte d’un kimono… la calligraphie, la peinture, l’art des fleurs, l’art du thé…


Découvrir La Pierre et le sabre,
c’est entrer de façon vive et palpitante
dans la culture japonaise.


Notre lecture

Elle sera pleine des contrastes qui animent le texte même de ce roman : moments de sérénité, de recherche d'harmonie, de communion avec la nature dans la musique, la peinture, l'art du thé ; moments aussi d'extrême tension lors des combats.

Mais ce sera aussi un véritable concert de musique contemporaine car les improvisations de Roland Conil y tiendront une place essentielle : sans aucun exotisme folklorique, son piano arrangé nous emportera dans un autre monde, il suscitera dans l'imagination des auditeurs les couleurs et les richesses du japon ancien.



     


         
        



         



De l’Histoire au roman, au cinéma et aux mangas… Miyamoto Musashi, le mythe du samouraï.

Eiji Yoshikawa est peu connu en France mais c’est peut être le romancier le plus célèbre et le plus lu au Japon. Son œuvre a été vendue à plus de cent millions d’exemplaires. Il est fameux pour avoir introduit dans la littérature japonaise moderne le personnage de Miya- moto Musashi, personnage historique dont il a fait l’idéal du Samouraï. Cet archétype est un personnage modeste, austère et juste qui jamais ne recule devant un défi, car sans cesse il cherche à progresser dans la voie du sabre. Cette œuvre et ce personnage ont inspiré une très abondante production cinématographi- que centrée sur les arts martiaux asiatiques  ( dont le cinéma de Kurosawa,  Les Sept samouraïs ! ) et des milliers de Mangas.

Un roman populaire…
La Pierre et le sabre, c’est un peu comme nos Trois mousquetaires ou le Comte de Monte-Cristo : des aventures haletantes menées tambour battant, avec l’énergie des romans feuilletons du XIXème siècle : des personnages bien typés, des combats pleins de sus- pense, des amours contrariées, des dénouements improbables mais heureux, obtenus après une attente désespérée…








Un itinéraire spirituel

Dans notre roman, le parcours de Musashi est un approfondissement continu de la voie du sabre. Etape par étape, son regard s’élargit, il découvre peu à peu que ce qu’il avait trouvé de plus haut dans la voie du sabre, cet art de se rendre pleinement présent dans un instant décisif, cette attitude, cette recherche est aussi au cœur même de la démarche de peinture de l’aristocrate Koetsu, de l’art du thé que pratique sa vieille mère… au cœur aussi des raffinements de Yoshino, la fameuse geisha lorsqu’elle le reçoit avec ses compagnons et leur joue un morceau de biwa.


De la violence des combats à mort au renoncement à la violence, il n’y a pas solution de continuité. Une même recherche de la vie à son plus haut niveau d’intensité est au cœur de la voie. C’est un art de la présence qui suppose que le sujet parvienne à se dépouiller de soi.



Distribution :

Lecture : Anne Gaillard et Louis Rama.
Musique : Roland Conil, pianiste.
(Voir leur présentation à nos rubriques
Les lecteurs, Les musiciens...)



Tarifs : 6€ / 4€
Renseignements et réservations 04 90 63 46 35


   






Dernière modification le 13/03/2014


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à jour le 04/07/2018




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