Samedi 7 juin à partir de 18h la librairie de l'Horloge

Nouveautés de l'édition
les coups de coeur de Didier Bonnet

Avec les lecteurs Agnès Bascou, Lucie Lesgoirres et Louis Rama


 Littérature adultes:


  Pierre Autin-Grenier : Hourra America, tiré du recueil intitulé : Je ne suis pas un héros. Editions de L'Arpenteur, 1993. (Agnès Bascou)
      En hommage à cet écrivain Carpentrassien qui nous a quittés il y a quelques mois, lecture du texte qui a donné son titre au recueil. Des pages pleines d'autodérision, où une sorte de fantastique quotidien se mèle à l'humour le plus noir. Tout cela dans un style d'orfèvre.

 Catherine Millet: Une Enfance de rêve, Editions Flammarion.(Agnès Bascou)
Un récit autobiographique, loin de la sensiblerie et du pathos. Un magnifique exercice cérébral ou l'adulte fait revivre son enfance à travers le prisme de son regard d'adulte, d'intellectuelle et de critique d'art.

Alain Galan, A bois perdu,  Ed. Buchet-Chastel 2014. (Louis Rama)
     Un roman à l’écriture très soignée, (presque trop ?). L’auteur mène l’enquête pour reconstituer l’histoire d’un "chameau" (!) meuble tout à fait rare, double pupitre où les clercs de notaire autrefois travaillaient face à face. Parcours inattendu à travers les métiers, (journalisme, imprimerie…), les régions (Limousin, Normandie…) et jusque dans la littérature puisqu’on découvrira que ce meuble insolite avait appartenu à Bouvard et Pécuchet !
 


Selva Almada, Après l'orage. traduit de l'espagnol (argentine) par Laura Alcoba. Ed Métaillé 2014 (Lucie Lesgoirres)
     Dans un endroit improbable, un pasteur et sa fille, en panne de voiture. Non loin de nulle part, un garage et deux hommes : le mécanicien et son assistant, son protégé, peut-être son fils ?. En attendant la ré- paration de la voiture et l'orage, les quatre person- nages vont vivre, dans la lourdeur de l'air,  un huis clos où leur vie se joue.


Jean-Claude Lalumière, Comme un karatéka belge qui fait du cinéma Ed. Le Dilettante 2014 (Lucie Lesgoirres)
      Une lettre arrive à la galerie d'art où est factotum celui qui voulait, dans sa jeunesse, faire du cinéma à Paris. Et le film de sa vie coupée en deux va défiler sous nos yeux, le seul film qu'il ait été donné au nar- rateur de réaliser. Tout remonte à la mémoire : "la poussée d'Archimède affecte aussi les souvenirs" ! Le narrateur revit les souffrances,  revoit ceux qui les ont, à leur insu, causées... Retour sur soi aussi douloureux que nécessaire.





Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part, Ed. Zulma, 2014. Traduit de l’anglais (Ghana) par Sika Fakambi
(Louis Rama)
     Un roman époustouflant qui nous vient du Ghana. Son auteur écrit en anglais mais il reste très précisément fidèle à la langue parlée aujourd’hui dans son pays (imaginez la performance des traducteurs !). Il mêle donc avec beaucoup de virtuosité la langue traditionnelle du village, la langue des médias, celle du pouvoir, et celle des paysans et des sages. Loin d’aboutir à un « petit nègre », le traducteur nous plonge dans une complexité et une vitalité culturelle extraordinaire, pleine de surprise et de drôlerie.
    Yao Poku, un vieux chasseur plein de sagesse, raconte ce qu’il a vu sur la place de son village. Une jeune femme provocante, une enquête criminelle, la maîtresse d’un ministre, l’arrivée de la police, les questionnements d’un médecin légiste, autant d’éléments pour une peinture satirique de la société ghanéenne : ridicule des modes et des modernités face à la puis- sance conservée  des récits traditionnels.

Juan Jose Saer, L’ancêtre, Ed. Le Tripode 2014. Trad. de l’espagnol (Argentine) par Laure Bataillon.(Louis Rama)
       Un roman inspiré d’une histoire réelle. En 1515, des navires espagnols explorent l’estuaire du Rio de la Plata. A peine débarqués à terre, le capitaine et les quelques hommes qui l’accompagnent sont massacrés par des indiens. Seul un mousse en réchappe. Il est fait prison- nier et ne sera rendu à son monde d’origine que dix ans plus tard.
       Devenu très âgé, il raconte ce qu’il a vécu pendant ces dix ans de « vie sauvage », puis lors de son retour à la « civilisation ». Récit très précis, très réaliste, très cru de cette découverte des « indiens », semblable à bien des recensions de voyages aux Indes au XVIème siècle. Occasion de développer une réflexion très profonde sur la place de l’homme dans la nature et sur la rencontre des cultures. 

Valentine Goby, La fille surexposée. Ed Alma 2014. (Lucie Lesgoirres)
      Une jeune femme découvre dans un carton conte- nant le courrier écrit par son grand-père à un ami, une carte postale expédiée de Casablanca (où il a jadis fait  son service militaire) et qui représente une femme nom- mée, Khadija, à moitié nue et fumant. Cette image, et tout ce qu'elle charrie d'un passé colonial (et personnel) est à l'origine, pour Isabelle, la jeune femme, d'une quête qui nous conduira au bordel de Bousber à Casa où officiait Khadija, alias Aïcha, cabossée et toujours debout, toujours perchée sur ses talons dans l'attente d'une vie meilleure. Cette quête mènera également Isabelle à Rabat où un artiste fait la collection de cartes anciennes.

Yves Ravey: La Fille de mon meilleur ami,
éd. de Minuit.
(Agnès Bascou)
    Un livre plein d'humour, né d'un art du décalage et d'une économie de moyens d'écriture dans une histoire qui évoque les " tontons flingueurs"...

De la bande dessinée
au Roman graphique

Depuis la publication de Mauss de Art Spiegelmann, ce que l'on appelait la bande dessinée a changé de catégorie. Elle ne peut plus rester confinée à la litté- rature jeunesse ni à ce que les anglo-américains ap- pellent les "comics". C'est maintenant un véritable genre artistique, littéraire et graphique à la fois. Il a produit des oeuvres remarquables, essentielles, indispensables pour toute bibliothèque digne de ce nom. Elles brillent par leur texte, leur composition, leur propos, mais aussi leur trait, leur cadrage, leur dessin...

C'est un monde proliférant, foisonnant ou peuvent se juxtaposer des oeuvres extrêmement diverses, le pire et le meilleur, pourquoi pas, comme partout... Nous avons donc choisi cette fois-ci d'en présenter deux particulièrement remarquables.


Jirô Taniguchi : Le journal de mon père
Ed. casterman 2004.

Un gros volume qui raconte de façon sensible l'his- toire d'une famille japonaise. A la nouvelle de la mort de son père, un homme revient dans sa famille qu'il a quittée depuis plus de 15 ans. Au cours de la veillée funèbre, il retrouve ses proches.

Echanges de paroles longtemps retenues, remontée de souvenirs de l'enfance. Texte et dessin, tout est dit avec une rare finesse, une rare délicatesse. Un chef-d'oeuvre du genre.

Jacques Tardi, Putain de guerre !
vol 1 : 1914 - 1916 . vol 2 : 1917 - 1919
Ed. Casterman

Tardi a développé depuis longtemps un lien particuliere- ment fort avec la guerre de 14, et tout ce qui donne à cette guerre une place à part dans la conscience et le coeur des français.

Ces volumes republiés à l'occasion du centenaire sont de véritables livres d'Histoire, une histoire vécue de façon analogue de chaque côté du front. On parcourt le conflit chronologiquement, année après année. on le voit évoluer. Le dessin s'appuie sur une documentation extrêmement précise grâce à la collaboration de Jean- Pierre Verney documentariste spécialiste de 14-18 pour divers musées et pour le cinéma.

Mais le document historique fait aussi une large place au propos : plus question ici de célébrer les "héros". Le regard porte sur les souffrances des hommes dans la vie quotidienne comme dans les combats, à l'arrière comme en première ligne. Le dessin est issu de la "ligne claire" mais il parvient cependant à montrer la boue, la saleté, l'informe des destructions et des décompositions. Le texte, entre argot et langue populaire, exprime, le plus souvent, les pensées d'un homme du peuple, un ouvrier parisien broyé par ces événements. Ensemble, texte et dessin parviennent à rendre avec une grande économie les épreuves subies par les corps, l'humiliation de la chair à canon, l'absurdité et l'horreur de toute cette immense boucherie.

Tardi, en reprenant à sa façon -originale- toute l'imagerie de la guerre de 14 communique de façon remarquable son indignation et sa révolte.

 Et pour finir, deux albums pour enfants

Christian Demilly et Marlene Astrie
Mon oiseau
Un album pour 3 a  5 ans. Comment dire ce qu'est l'amour avec des phrases simples.


 
- Agnes de Lestrade et Valéria Docampo.
La grande fabrique des mots
Un album pour les 3 a 5 ans.
Une histoire insolite ou les mots deviennent marchandises. Une sensibilisation légère au pouvoir des mots et de la parole. Tout se finit bien.


   
   
   






Dernière modification le 03/07/2014


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