Mercredi 15 novembre, à 18h,
dans le cadre de l'association Art et Vie,
rue du Refuge à Carpentras


et à l'occasion du vernissage de la quatrième exposition
NOS VISAGES 14 - 18 (124 - 150)
du 6 novembre au 22 décembre 2017


Nouvelles pages tirées des
Souvenirs d'Auguste Rama (1883 - 1973)
[Conditions de vie, à l'arrière et en première ligne...]

Des portraits pour faire revivre...

Voici donc 25 nouveaux portraits pour ce projet commencé en 2014 et qui se poursuivra jusqu'en novembre 2018. Portraits de soldats de la guerre de 14, ancêtres, parents, grands-parents d'habitants de Carpentras et des villages alentour.

Merci à tous ceux qui ont bien voulu participer à ce projet  artistique en me confiant des documents privés, photographies, souvenirs écrits ou oraux de grande valeur.

A ces portraits de nos familles, j'ai ajouté aussi quelques portraits d'artistes, écrivains ou peintres. Marqués par cette "grande guerre", ils nous en ont transmis l'image, le récit. Leurs visages ont donc leur place dans notre imaginaire commun, parmi "nos visages 14 - 18".

Faire le portrait, de ces disparus, c'est les faire revivre dans le face à face du dessin et de la peinture. C'est faire surgir leur présence parmi nous, sur nos murs comme dans nos mé-moires. Ces portraits accompagnés de textes sont comme de modernes ex-voto.



______________________

Appel à participation

L'expositon de la rue du Refuge est visible du 3 novembre au 16 décembre à l'atelier Art et vie. C'est la quatrième d'un projet artistique qui se poursuivra jusqu'en 2018. Tous ceux qui le désirent peuvent y participer en confiant une photo et quelques éléments de récit familial.


Pour en savoir plus,
écrire à [ nosvisages1418@gmail.com]

 



Epreuves du passé,
expérience commune d'aujourd'hui...


Cette exposition montre à quel point les mémoires familiales d'aujourd'hui gardent la trace de trajectoires incroyablement diverses et complexes dans le passé.

Nos ancêtres ont été incorporés, placés sous l'uniforme, soumis à des ordres de guerre... Ils ont quitté du jour au lendemain leur femme, leurs enfants... certains en ont réchappé, beaucoup ont été tués, blessés, ont disparu... tous ont souffert de façon abominable et sont revenus marqués à tout jamais.

Ils appartenaient à tous les métiers, toutes les classes sociales, à des nations différentes ou même ennemies...Ils sont devenus brutalement artilleurs, palefreniers, artificiers, aviateurs, fantassins, officiers ou seconde classe... et on leur a demandé de marcher, de s'enterrer, d'embarquer et de tirer...

Il demeure que maintenant, plus d'un siècle après, nous sommes ici côte à côte, habitants désormais le Vaucluse, issus de toutes les régions de France et d'autres pays d'Europe, amenés à reconnaître cette même cicatrice dans nos histoires familiales respectives, et à constater qu'elle nous réunit.

Nous nous croyons souvent étrangers, sans lien avec ceux qui sont pourtant nos voisins, à l'intérieur de la France et en Europe... il est pourtant évident que nous sommes embarqués sur le même bateau depuis plus d'un siècle. Nos vieilles blessures en sont la preuve irréfutable.

 
Les souvenirs d'Auguste Rama

Auguste Rama est le grand-père de Louis Rama qui vit à Carpentras et Saint-Didier. Ce grand- père était né en 1883 à Quintenas en Ardèche, à quelques kilomètres d'Annonay. Bien sûr, comme toute sa génération, il avait fait la guerre de 14. Il gardait chez lui accrochés au mur de l'entrée, ses cannes, ses musettes, son casque et le portrait du maréchal Foch. Il parlait peu de la guerre.

Parvenu contre toute espérance à l'âge de 80 ans, on l'incita à écrire ses souvenirs. Il commença par résister puis il s'y mit avec l'idée qu'il en aurait fini en quinze ou vingt pages de cahier d'écolier. Il en écrivit huit cents, de  son écriture impeccable d'ancien imprimeur
!

Parmi ces souvenirs, la guerre de 14 occupe bien sûr une place très importante : mobilisation, instruction, montée au front, conditions de vie à l'arrière comme dans les tranchées de Verdun,  puis au Chemin-des-Dames où il a été blessé...

La première année, nous avions lu son récit de la montée nocturne dans la boue et la pagaille terrifiante du Chemin des Dames, en mai 1917. Les heures qui précèdèrent sa blessure puis son évacuation jusqu'au train sanitaire qui l'emporte vers l'arrière.

La deuxième année c'était les mois qui précèdent le moment où il est envoyé sur le front de Verdun, son mariage, pendant une permission, puis la découverte du feu sur les hauts de Meuse.

Cette année, nous poursuivons ces pages pleines de la vérité de souvenirs ineffaçables...

  
 


Reproduction de la page 518 des "Souvenirs d'Auguste Rama", mémoires manuscrits écrits à partir du milieu des années 60, à plus de 80 ans, en s'appuyant sur le petit "carnet de guerre" qu'il tenait avec lui dans les années 16 - 18. Cette page raconte la montée au plateau de Craonne, au Chemin des Dames, dans la nuit du 9 ou du 10 mai 1917.

 

 














Dernière modification le 10/12/2017


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à jour le 13/02/2019




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