Vendredi 23 février 2018 à 20 h 30,  à Bédoin
Centre culturel Helen Adam, salle du conte lu

Marcel Pagnol
Marcel et Isabelle (Le Temps des secrets)

(Ed. Pastorelly 1960)

Travail du texte : Agnès Bascou
Lecture : Régis Rossotto et Laure Bruno
Musique : Jean Cohen-Solal aux flûtes

- entrée gratuite, à l'invitation de la bibliothèque -

Pagnol a connu une carrière artistique à rebondissements dont chaque étape a été couronnée d’incroyables succès populaires.

Homme de théâtre puis de cinéma...

Marseillais, fils d’instituteur puis jeune professeur d’anglais, il monte à la capitale et obtient au théâtre, dans les années 20, une réussite inattendue en proposant à Paris (!), des pièces réalistes à thèmes et personnages marseillais (!!). Quelle audace quand domine alors, dans les milieux cultivés, sur les scènes reconnues, les virtuosités précieuses de Cocteau et de Giraudoux !
        Mais il ne s’en tient pas là. En 1929, l’année du succès de Marius, iI découvre avec éblouissement les premiers films de cinéma parlant : l’art de l’avenir ! Il s’enthousiasme, transforme ses pièces en scénarios, se fait réalisateur et producteur de cinéma, réunit autour de lui techniciens et acteurs… et connait très vite les triomphes de sa trilogie marseillaise, Marius, César, Fanny, avec certains des plus grands acteurs de l’époque, Raimu, Pierre Fresnay, Orane de Mazis…
        Vient ensuite la rencontre de Giono, puis de Fernandel, et d’autres films, et puis le grand rêve et la faillite complète d’un Hollywood à la Française dans la région marseillaise… et puis la guerre… Après quoi, tout aurait pu s’arrêter là : homme de théâtre et de cinéma reconnu, n’ayant plus rien à prouver, élu à l’académie Française dès 1946, à 51 ans, il aurait pu jouir d’une retraite ensoleillée…

...il publie des Souvenirs d’enfance...

Mais soudain, en 1956, à 61 ans, il publie le premier volume de ses Souvenirs d’enfance, La Gloire de mon père, et c’est un tel succès que cette nouvelle étape, celle du mémorialiste, va parvenir à éclipser le dramaturge et le cinéaste. Il y célèbre les personnages et les paysages de son enfance, ses parents, ses amis, la lumière des collines de Marseille avec tant de sincérité et d'humanité que, depuis, le succès ne s’est pas interrompu et que les lecteurs de tous les âges et de toutes les origines ont eu le bonheur de s’y retrouver comme dans leur propre monde.

...écrits avec humour et tendresse

Théâtre, cinéma, souvenirs... une grande unité traverse en fait toute l'œuvre de Pagnol. On y retrouve partout une grande attention à la réalité humaine des personnes, à leur présence physique, leur situation sociale, leur langage propre. Pour cet héritier de la culture classique, les mots ont toujours quelque chose à voir avec les choses, ils doivent incarner un monde, une vision, avec justesse, probité. C'est pourquoi il a le goût du concret, du détail vrai, de l’anecdote significative, de l'expression locale. En homme de théâtre, il en fait même des personnages, des personnages qu'il aime tellement qu'il les met en valeur
 
pour les faire mieux vivre, revivre, mais sans jamais basculer dans la caricature, l’exagération, la galéjade. Son regard plein de tendresse, est aussi plein d'humour, de modestie, et même, souvent, d’autodérision.


"Marcel et Isabelle"

Parmi l'enchantement de ces souvenirs d’enfance, nous avons choisi le troisième volume, celui du Temps des secrets parce qu’il est moins connu que les précédents. On y retrouve, bien sûr les bonheurs de la liberté dans les collines, l'amitié de Lili, les parfums du thym et du romarin dans les chaleurs de l’été…

Nous y suivrons successivement toutes les étapes de la rencontre de Marcel et d'Isabelle. Rencontre de deux enfants, rencontre universelle, d'un petit garçon et d' une petite fille : et ce petit garçon est tellement subjugué, hypnotisé par le féminin qu'il découvre qu'on pardonne volontiers à Pagnol tous les stéréotypes misogynes qu'il y met en oeuvre... ce sont ceux de son époque !

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« Ce n’est pas de moi que je parle, mais de l’enfant que je ne suis plus. C’est un petit personnage que j’ai connu et qui s’est fondu dans l’air du temps, à la manière des moineaux qui disparaissent sans laisser de squelette. » (Avant-propos de La Gloire de mon père.)






















Dernière modification le 18/11/2017


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à jour le 13/02/2019




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